Le jeu du bogosse par Jan de Kernevendredi 19 juin 2009
Le jeu du bogosse par Jan de KerneLE JEU DU BOGOSSE / O JOGO DO BOGOSSE !!!
LE JEU DU BOGOSSE / Le principe est simple: gagne celui qui trouve le prénom et l'établissement où officie ce très beau barman, bronzé, tatoué, musclé et over-méga-looké. Qu'est-ce qu'on gagne ? Rien. On gagne, c'est tout. Pour participer, il suffit de laisser un commentaire sous ce post, avec le prénom et l'établissement où officie l'éphèbe. REPONSE A LA MI JUILLET, pour découvrir qui est l'une des plus belles créatures de la Chrétienté !






(photos de Catia Barbosa)samedi 6 décembre 2008
MISE A JOUR LIEUX ET PHOTOS / PRINTEMPS ETE 2009
La déco a également changé de manière radicale. Les murs violet dark sont désormais couverts de centaines de pages de magazines contenant moult beaux garçons:
Au Setimo Ceu, souvent les week end d'été, il y a des animations. L'été dernier, Betty Brown, une drag célèbre par ici a prit la tête des opérations:
A présent, il faut montrer l'entrée du bar dans la rue souvent envahie par les garçons:

Suite du circuit, mais pas avant 1h30 - 2h du matin, le Bric-a-Bar. Grande boite avec fumoir, déco intéressante. Vide avant l'heure, bondée après l'heure. Il y a également à l'étage des cabines pour faire des cochoncetés. Note, le DJ est une petite créature assez mignone. Ce DJ a la particularité de travailler également certains soirs au 106 Bar et au Finalmente. Difficile de prendre des photos à l'intérieur des clubs, les portugais sont assez à cheval sur le respect de la vie privée, surtout lorsqu'elle est gay. Donc voici l'extérieur du Bric-a-Bar:
Après 2h du matin, direction le TRUMPS également appelé le "T". Et là, bienvenue dans un monde de clubbing hype, chic, léger. Le Trumps est The boîte de nuit gay de Lisbonne. Plusieurs ambiances, déco soignée, show avec décors amusants, chanteuse douée et danseurs très jolis (le show possède cette petite couleur indéfinissable qui le rend gentiment kitsch et touchant). A trois heures du matin, l'endroit est plein et la fête dure toute la nuit. Le patron est un vieil homme élégant, toujours sapé comme un prince et l'oeil vif. Des allures de parrain qui donne encore un peu de cachet à l'établissement. Les barmens sont en général jeunes et snobs. Ils travaillent au Trumps, diantre !




mercredi 4 juillet 2007

Jour 1 - Que sais-je dire à part "obrigado" ?
Il flotte. Découvrir une ville inconnue sous la pluie est moins intimidant qu’en plein soleil. C’est un peu comme à Paris. Aéroport, bus, hôtel sur l’Avenida da Libertade. Hôtel charmant, parquets, marbres anciens et moulures. Je sors sous la pluie. Pompes italiennes flinguées rapidement sur les carreaux blancs détrempés et glissants qui font le plancher de Lisbonne toute entière. Je manque de me casser la gueule. 

J’ai faim. Restaurant « Bota Alta », qui est décrit comme gay friendly par les guides. Pas grand-chose de gay là-dedans, si ce n’est son emplacement au beau milieu du quartier du Bairro Alto. Là où ça bouge. Là où les pédés sortent. Que des mecs au service, entre trente et cinquante ans. Le restaurant est vite plein. C’est rustique, propret, ça sent bon. Je me délecte d’une morue « A Braz », c'est-à-dire frite, hachée et mélangée avec de l’œuf, de l’oignon et du persil. Divin.



J’ai soif. Direction le « Sétimo Ceu », un bar gay, joliment minimaliste, avec grand aquarium encastré dans un mur. Sur le chemin, un type pas trop moche s’approche : « Haschich ? Coke ? ». J’esquive en me demandant si ce mec est complètement dingue de dealer en pleine rue. Cinq mètres plus loin, un autre gars: “Coke ?”. Cette fois j’ai compris, ici à Lisbonne, ça se passe dans la rue. Les dealers sont nombreux, collants, parfois mignons, ils prononcent « coke » avec un « o » ouvert, à la marseillaise, ils ne sont pas chers mais je suis ici pour me reposer. Ate logo.


Au « Sétimo Ceu », qui signifie septième ciel, je parle aux barmen. André et Tom. André est la tête pensante, spirituel, branché, cosmopolite, il parle parfaitement anglais et français et aime porter une casquette. Tom sert de séduisant brésilien. Il est bien sapé et parle mal toutes les langues mais compte sur son regard pour faire passer tous ses messages. A Lisbonne, le monde est réinventé : on sert par exemple des shots de whiskey dans de petits verres à vodka. L’ouest et l’est baisant dans un petit verre. On affectionne aussi la vodkafraise mixée. Les barmen passent ainsi vingt minutes à l’ouverture à mixer des fraises. La Caipirinha est à moins de 5 euros, la bière à 2 euros 50. Le bar s’ouvre à 20 heures. A 21 heures, il y a un peu de monde, à 22 heures c’est plein, à minuit ça déborde. Chaque bar crache une partie de sa clientèle dans la rue ce qui fait du Bairro Alto un quartier vivant. Ou invivable, selon ce qu’on y fait.

Tom me parle d’emblée de la vidéo de Sarko bourré. Autant dire que je suis ravi de ce qu’on connaît de la France, par ici… Puis Tom se tourne vers une jeune fille, sort une trousse de maquillage et commence à la maquiller. C’est comme ça ici : les barmen pédés maquillent gratis les jolis filles du quartier.

A minuit, je m’élance à travers la foule de dealers, de fêtards et de touristes pour frapper contre la porte du club « Fragil ».


Jour 2 - Télénovelas et Message Party


21 heures. C’est l’heure de me pointer au bar « 106 », dans le quartier chic et branché qui jouxte le Bairro Alto : « Principe Real », qui signifie Prince Royal et qui est aussi le nom du parc arboré du coin. Bon pour moi. Le « 106 » est un bar à la déco inexistante, mais très convivial. Comme toujours, j’arrive quand il est vide.



Trop chaud, je me tire au « AnB », plus loin dans la même rue. Ça veut dire « Agua no Bico », soit de l’eau dans le bec. Peu de monde, mais un beau gosse métisse angola, français, cap vert, etc. Il est français. Parti en 1991 pour s’installer définitivement à Lisbonne. Rien ne lui manque à Paris. C’est ce qui me frappe. La grande et belle France, ne serait donc pas indispensable à la survie du français ? « Trop de tension sociale » m’explique-t-il. Ici, les gens sont zen, la ville est belle, la plage est paradisiaque, la vie coûte moins cher et les gens sourient. C’est vrai. Je rajoute que les voitures laissent passer le piéton qui attend sur le trottoir, avec un geste amical de la main. Il n’y a pas de chiens à la con qui chient partout. Très peu de chien. Sans doute parce que les Lisboètes ont assez de tendresse pour n’avoir pas besoin d’animaux. Les scooters sont rares et les MacDo inexistants (un ou deux). La discussion se poursuit avec nos voisins : un Israélien, une belle métisse et son frère gay, les deux barmen et donc, le français canon expatrié. On rit beaucoup.
Il est 1 heure, le moment de l’ouverture du « Finalmente », la boîte gay la plus courue de Lisbonne. C’est petit. Ça coûte 5 euros avec conso à l’entrée. C’est très marrant. Une minuscule scène offre le spectacle déroutant de quatre drag queen improbables et sophistiquées, un tantinet vulgaires comme on les aimes. Elles s’excitent admirablement sur leur mini podium cerné de rideaux rouges. On rit encore plus et on s’amuse. En France, on aurait eu une immense scène noire avec une sombre drag queen quasi immobile au maquillage fané, bougeant spasmodiquement son menton en guise de show. Le « Finalmente » est bourré de monde, il fait chaud, les beaux garçons sont venus en nombre. Le personnel, lui est un peu froid : on est en boîte. Je reviendrai. Jour 3 - J'ai attrapé un coup de soleil, un coup d'amour ...

Je pars visiter le quartier de Belem, qui a l’air proche sur la carte, mais qui en réalité est à 6 kilomètres. Je marche à en périr, brûle un peu au soleil au passage, et m’effondre déshydraté devant les splendeurs du monastère Jéronimo et autres jardins au bord de l’eau du quartier de Bélem. Retour en bus.

« Sétimo Ceu ». André le barman intelligent me dit que le juge raconte n’importe quoi. A Porto, ce sont des rustres qui ne comprennent rien à la vie de la capitale. Comme quoi, il n’y a pas qu’en France que l’antagonisme Paris/Province fait rage.
Tom quant à lui a décidé de se foutre de la gueule des français. D’après lui, même les hétéros ont l’air gays ! Il se moque des pédés de Paris et les imites. Je suis mort de rire. Il mime notre façon de fumer une cigarette, jambes croisées, geste fluide de la main, nez en l’air…

Je rencontre le petit copain portugais de l’ambassadeur d’un pays de l’est à Lisbonne. Le mec me dit en riant qu’il m’a repéré au parc Principe Real. L’appartement de l’ambassadeur donne dessus. J’étais avec mon short Gap kaki, une casquette Ralph Lauren, un tee-shirt Comptoir du Marais et des lunettes-masque La Perla. On rit de plus belle. André me raconte l’ennui mortel qui peut régner dans le bar, en plein hiver. Parfois, personne ne rentre de toute la soirée. André me jure qu’il n’a jamais parlé aux poissons de l’aquarium quand il s’ennuyait. Peut-on le croire ?
Je poursuis encore avec le bar 106 et le AnB. Plusieurs fois, on me prend pour un espagnol. Apparemment, il est évident que je ne suis pas Portugais, mais pourquoi espagnol ? Rentré tôt. Dormir !
Jour 4 - Gays de Lisbonne: tout est à constuire



Je rencontre Manuele, le président de l’ILGA qui organise la gaypride. Nous sommes quatre sur l’immense Praça do Comerço, l’équivalent de notre Concorde. C’est là qu’aura lieu la fête de la gaypride. Manuele, son collaborateur de l’ILGA Paulo et les gens de la mairie décident, plans à l’appui, des emplacements de chaque stand et de la grande scène. Il y a comme un vent de révolution qui souffle sur nos têtes. Nous sommes là, au milieu de cette immensité, quelque chose de dense dans l’atmosphère, à discuter de l’organisation de ce qui sera la première grande fête gay de l’histoire du Portugal. Ici, tout est à construire. A Paris nous avons tout et nous ne savons plus qu’en faire et comment être heureux. A Lisbonne, les yeux de Manuele, de Paulo et les miens, brillent, brillent, brillent. On avale ensuite ces écoeurantes et typiques patisseries locales : les « pasteis de nata », sortes de tartelettes à la crème aromatisée.

La grande question est : combien serons nous à la marche ? Car pour la fête le soir et la nuit, la foule est présente, mais lorsqu’il s’agit de défiler en plein jour devant les caméras ça tourne autour de 1000 personnes en général.
Jour 5 - Portas Largas et rencontres du troisème type

Je vais pour la première fois au « Portas Largas » : les grandes portes. C’est le bar gay le plus central du Bairro Alto. Sorte d’Open Café. Quelques barmen aux physiques de plagistes, qui seraient sexuellement attirants s’ils ne voyaient à travers vous comme si vous étiez fait d’air et de buée. Dommage. Les gays viennent ici en nombre, pas mal d’étrangers. Des couples de vieux gays, un super mannequin blond et sa femelle, un autre couple de jeunes gays. Tout ça se dévisage copieusement et je me prends quelques regards au passage. Les grandes portes sont grandes ouvertes sur la rue. En face, il y a la boîte le « Fragil » et entre les deux les nuées de petits dealers à l’affût du junkie. 
J’aperçois entrants, un jeune homme que je connais de vue de Paris. Lui aussi m’a reconnu. Ce sont Gérald et son ami psychiatre, Christian. On ne s’était jamais parlé en France, on se parle ici, à 1000 kilomètres. Nous connaissons des dizaines de garçons en commun. Les caipirinhas s’enchaînent. Les allers-retours aux toilettes se suivent. Les vannes et éclats de rires s’envolent dans la nuit de Lisbonne que nous terminons tous au « Finalmente ». Les quatres drags queens entassées et hystériques sur leur petit podium nous promettent de beaux rêves.

Jour 6 - Praia da Costa da Caparica


La plage est somptueuse. Le sable, c’est du sucre, derrière nous la mata (petite forêt où fornique les hommes) et encore derrière une immense falaise très haute et très jaune. La mer est vivante, sans être agitée. L’eau est fraîche, mais baignable. Il y a des poubelles tous les dix mètres. Propreté. Nous parlons de tout et surtout de tous. Nous nous disons que la méchanceté gratuite très française commençait à nous manquer. Ensuite nous marchons en sens inverse pour rejoindre la plage n°17. Je vous en parlerai plus tard.



Retour à 19h30, heure du dernier petit train. Puis bus (paysages grandioses sur le pont qui enjambe le fleuve Taje pour rejoindre Lisbonne) et métro. Faim de loup. Dîner. Bar Sétimo Ceu où je rencontre un autre couple de français qui me reconnaissent. Deux petites pétasses hystériques venues passer le week-end. Elles sont épuisées par leur voyage et ne savent pas où aller. Elles trouvent Lisbonne à chier. Je les aiguille. Elles passeront un bon week-end et elles reviendront.
Un canadien et son mec, d’une quarantaine d’années tous les deux, me parlent. Ils sont drôles. Le canadien qui a voyagé dans le monde entier m’affirme qu’il a vu les plus beaux garçons du monde ici à Lisbonne et au Brésil, bien sûr. Mais le Brésil étant une ancienne colonie du Portugal, l’immigration Brésilienne est forte ce qui est une excellente chose.
Jour 7 - GAYPRIDE !
Rassemblement dans le parc du Principe Real. C’est poussif. Quelques lesbiennes gonflent des ballons multicolores. De timides arrivées, une à une… Un camion style bétaillère servira d’unique char. Tout ça pourrait être qualifié de « cheap », mais c’est tout le contraire : c’est artisanal, bon enfant, festif : tout ce qui manque aux gayprides demi-millionnaires en participants de nos « grands pays ». 
Manuele et Paolo de l’ILGA, les patronnes, arrivent en voiture. Manuele me saute au cou et brame, inquiet : « The bitches are on the beach ! » : les putes sont à la plages… Il a peur pour l’affluence mais je le rassure, quelque chose me dit que le ciel, bleu et beau, sera avec nous aujourd’hui. « Je te fais confiance », poursuit-il en me donnant un grand drapeau arc-en-ciel ainsi qu’une pile de tracts qui explique le pourquoi du comment de la gaypride. Je distribue aux vieux et aux vieilles, ainsi qu’aux jeunes couples hétéros-poussettes qui sont dans le parc. « Ola ! » leur dis-je avec un sourire et tendant le tract. « Obrigado » me répondent-ils en acceptant le tract. Je n’ai jamais fait ça en France, c’est assez grisant.
Caméras, appareils photos, interviews. J’ai droit à quelques questions d’un jeune journaliste du très sérieux « Correio de Amanha », le courrier du matin. J’explique l’importance politique de la marche dans mon anglais qui vaut ce qu’il vaut, ainsi que les plus et les moins de ce que je vois ici par rapport à la gaypride parisienne. Je n’ai jamais été aussi chiant je crois. Pendant ce temps, les pédés ont fini par rappliquer, le cortège s’ébranle.
Je suis dans le carré de tête avec mon grand drapeau, juste derrière Manuele et la première banderole. Les gouines hurlent les slogans dans le mégaphone. Nous reprenons à tout poumon : Ja, ja, ja, direitos iguais ! (maintenant, maintenant, maintenant, égalité des droits) ou encore : Seje homem o mulher, eu amo quem quiser ! (que ce soit un homme ou une femme, j’aime qui je veux). J’ai des montées de larmes. La foule derrière est radieuse. Les gens passent des têtes par les fenêtres et les boutiques. La police nous escorte, respectueuse et souriante.
Stupéfaction : le cortège passe devant une grande église du quartier chic du Chiado. Sur le parvis, une mariée et un mari très beaux et leurs familles endimanchées. La mariée est interloquée. Elle vient de comprendre que c’est la gaypride et que nous hurlons justement « Casamento Ja ! » (le mariage maintenant). Nous la regardons, elle nous regarde. Elle doit se dire : « Il fallait que ça tombe le jour de mon mariage. » J’ai envie de sourire. Soudain, elle lève le poing au ciel et se met à crier les slogans avec nous. La foule exulte. Son mari lance une bonne poignée de riz sur la parade et les drapeaux gays entourent le couple. La mariée ordonne à sa famille de prendre des photos. Vite ! Une scène surréaliste qu’on ne verra que chez Almodovar ou à Lisbonne.Manuele est aux anges : c’est sa plus belle gaypride. La huitième de Lisbonne. La participation a été bonne : plus de 2000 personnes. Quelques politiques se sont déplacés et la presse était là. Moi, habillé en tee-shirt noir Comptoir du Marais, en jean Pépé jeans et en chaussures italiennes noires, paré de mon drapeau, j’ai été pas mal crépité également par les photographes.

Je rentre à l’hôtel me préparer pour la grande fête sur la Praça do Comerço.
La fête Praça do Comerço : show de danse hip-hop, discours variés sur les discriminations, stands très animés de chaque bar ou boîte gay. Les gouines ont bien travaillé : pâtisseries, sandwiches, fritures et sangrias. DJ connus. Une animatrice très almodovarienne présente une série de drag queens démentes. Elles sont dé-mentes. La foule danse, boit, mange, drague.


Il fait chaud, nous sommes en plein air sur la plus belle place de Lisbonne. Le soleil se couche sur des monuments séculaires. Je croise le psychiatre et son ami, le canadien et son ami, les deux folles parisiennes hystériques, visiblement charmées, cette fois, par la ville. 


Jour 8 - Le kiff de la plage n°17 - Costa da Caparica


Pas mal d’amateurs de Kide Surf dans l’eau. Les toiles colorées s’entremêlent dans le ciel bleu, les surfeurs rivalisent d’agilité, les serveurs servent et les petits couples gays se bécotent, se tripotent au milieu de quelques hétéros.
Certains font la belle et posent en bronzant. D’autres lisent ou rient. Quelques-uns reviennent fourbus de la « mata », cette petite forêt où l’on baise. Je picole et picore. Sandwiches, hamburgers, poissons, desserts, boissons, rien n’est vraiment cher. Deux transats pour 5 euros. Un gros pichet de sangria 9 euros. Un déjeuner complet 12 euros. Fin de journée Chill Out avec soleil couchant et musique lounge. La clientèle est hybride, entre looks Cox (butchs barbes de trois jours, chemises à carreaux) et looks Open café (no comment). 

Retour : petit train, bus, métro. J’ai rendez vous chez le coiffeur du tout Lisbonne : Jacques Dessanges dans le quartier du Chiado. Les filles sont hystériques autour de moi. Le salon est luxueux. Ici le rire et le luxe vont ensembles. Bruno est une beauté et c’est mon coiffeur. Je lui décris mes sorties. Il me coupe les cheveux comme jamais. Je suis ravi. A Lisbonne la mode est encore à la crête iroquois mais soft. J’explique au coiffeur, que c’est Tom, le barman brésilien qui m’a parlé de ce salon. Du coup le coiffeur file le répéter au boss. Le boss s’appelle Sébastien, il est français. On se promet de se croiser pendant mon séjour. Je lui parle du magazine BabyBoy.Je passe la soirée dans tous les établissements dont j’ai déjà parlé.
Jour 9 - Lisboa never ends - Encore des endroits et des gens

106 Bar, pour une nouvelle soirée « Message Party ». Ces petites saloperies sont très en vogue à Lisbonne. Un autre bar, le « Max » les pratique également et tout le monde s’y rue ! Rencontre avec un rentier néerlandais qui vit ici pour apprendre le portugais.
Rencontre de Sébastien, le boss français de Jacques Dessange. Il était à la tête de quatre salons Dessange à Neuilly sur Seine et Paris. Il a tout plaqué pour s’installer à Lisbonne et son business commence à fleurir. Il sera bientôt à la tête d’une demi douzaine de franchises Dessange au Portugal. Lui non plus ne regrette rien, non rien de rien, de la France. « Zen, qualité de vie, beauté, harmonie, soleil » sont les mots qu’il utilise pour décrire son quotidien à Lisbonne.
Visite express dans la grande boite et backroom du quartier Principe Real, le « Bric a bar », dans laquelle travaille le très mignon petit copain du barman bear du 106. Belle déco, backroom en haut des escaliers. Au moins trois ou quatre bars et ambiances différentes. Entrée 5 euros avec conso.

Je me termine au « Finalmente » à deux pas du « Bric à Bar », blindé à 2 heures du matin. Une bombe atomique entre. Il revient de la « message party ». Il montre à un ami les dizaines de messages qu’il a reçu et qui tombent de ses poches. Tant de beauté et tant de succès m’écoeurent. Musique disco et années 90 portugaises.
Jour 10 - Ate logo Lisboa

Retour. J’ai envie de me tirer une balle. Pour la première fois de ma vie, je suis triste de rentrer en France. Mais je reviendrai. Du 4 au 19 août avec deux amis, cette fois. Nous avons loué un appartement de 120 mètres carrés, canon, avec terrasse en plein Chiado à 2 minutes du Bairro Alto. 1638 euros en tout pour quinze jours. Le paradis…




